Retour au centre d'aide

Guide des tuteurs IA

Construisez un tuteur qui connaît votre matière, votre niveau et votre programme — et qui tourne sur votre propre machine.

Dernière mise à jour25 août 2026

Ce qu'est réellement un tuteur

Comprendre ceci rend évidente chaque autre décision de cette page.

Un modèle plus un jeu de consignes permanentes

Le modèle fait le raisonnement. Les consignes décident de son domaine d'expertise, de sa façon d'expliquer, de la longueur de ses réponses et du vocabulaire et de la langue employés. Changez les consignes et le même modèle se comporte comme un autre enseignant — c'est pourquoi la consigne compte plus que le choix du modèle dans la plupart des matières.

Pourquoi plusieurs tuteurs étroits valent mieux qu'un généraliste

  • Chacun garde son vocabulaire et son ton : vous cessez de réinstaller le contexte à chaque séance.
  • Chacun peut reposer sur un modèle différent — un petit et rapide pour s'entraîner, un plus gros pour raisonner.
  • Vous pouvez transmettre un seul tuteur à un collègue sans lui donner tout le reste.
  • Quand l'un se met à mal répondre, vous savez exactement quelle consigne corriger.

Créer un tuteur

Six étapes, et c'est la cinquième que l'on saute.

Pas à pas

  1. Créez un nouveau tuteur et nommez-le d'après ce qu'il enseigne et à quel niveau, pas seulement d'après la matière : vous en aurez plusieurs.
  2. Choisissez son modèle. Un modèle local garde toute la session sur votre machine ; le module optionnel Nexus AI vous donne un plus gros modèle cloud contre des Merits.
  3. Rédigez ses consignes : la matière, le niveau de l'apprenant, le détail du raisonnement à montrer, et ce qu'il doit faire quand l'apprenant se trompe.
  4. Réglez la longueur de réponse et la température. Température basse pour tout ce qui a une bonne réponse, plus haute quand vous voulez des explications alternatives.
  5. Testez-le avec une question dont vous connaissez déjà la réponse, puis corrigez les consignes plutôt que de reformuler la question.
  6. Enregistrez-le et réutilisez-le. Un tuteur que vous refaites à chaque fois est un prompt, pas un tuteur.

Rédiger une consigne qui fonctionne

Soyez concret sur le comportement plutôt que d'empiler les adjectifs. « Demande ce que l'élève a déjà essayé avant de donner la moindre réponse ; montre chaque étape algébrique ; ne saute jamais au résultat » fait bien plus que « sois un tuteur utile et patient », parce que seule la première consigne est vérifiable.

Des tuteurs par matière

Le même constructeur couvre toutes les matières. Ce qui change, c'est la consigne.

Accompagnement scolaire général

  • Décomposer une notion en parties et vérifier la compréhension à chacune.
  • Donner un exemple concret et une analogie pour tout ce qui est abstrait.
  • Renvoyer des questions au lieu de livrer la réponse.
  • Adapter la profondeur de l'explication aux réponses obtenues.

Mathématiques

  • Algèbre, analyse, géométrie, trigonométrie, statistiques et probabilités.
  • Exiger un raisonnement pas à pas, avec la raison de chaque étape.
  • Garder la température basse — l'arithmétique ne gagne rien à la créativité.
  • Demander de vérifier le résultat par une seconde voie avant de le présenter.

Sciences

  • Physique, chimie, biologie et sciences de la vie.
  • Protocole de laboratoire, démarche scientifique et lecture de données dans un tableau ou un graphique.
  • Exiger les unités et les chiffres significatifs dans toute réponse numérique.
  • Demander l'hypothèse derrière un résultat, pas seulement le résultat.

Tout le reste

Le même schéma construit un tuteur de langues, un coach de dissertation d'histoire, un relecteur de code ou un entraînement à la technique d'examen. L'expertise vit dans la consigne, pas dans le logiciel : il n'y a donc aucune liste de matières prises en charge à contourner.

Donner votre propre matière à un tuteur

C'est l'étape qui sépare un assistant générique de quelque chose d'utile dans votre classe.

Chargez le manuel que votre classe utilise vraiment

Sinon, un tuteur répond à partir de ce que le modèle a absorbé à l'entraînement. Chargez vos manuels, vos cahiers et vos documents de programme dans AI-Memory, et vous pourrez générer à partir de cette matière des séquences, des notes, des diapositives, des fiches et des séries d'exercices, calées sur votre programme officiel plutôt que sur un curriculum générique.

Là où cela compte le plus

  • Des supports de révision qui reprennent le chapitre, les notations et les exemples déjà vus en classe.
  • Des séries d'exercices au niveau fixé par le programme, pas à celui que devine un modèle.
  • Corriger des copies manuscrites contre votre propre corrigé et votre barème, sur votre propre machine.
  • Repérer l'erreur de raisonnement que partage toute une classe, une fois un paquet corrigé.

Mener une séance

La façon de demander change la réponse plus que le modèle choisi.

En pratique

  • Posez une question à la fois. Une question empilée reçoit une réponse empilée et superficielle.
  • Collez ou photographiez le vrai problème plutôt que de le décrire de mémoire.
  • Montrez votre raisonnement et dites où vous bloquez : c'est la matière avec laquelle travaille un tuteur.
  • Contestez quand une explication ne passe pas. Demander une autre analogie est un mouvement légitime, pas un échec.
  • Gardez les bonnes explications en les enregistrant dans le projet : la séance devient vos fiches de révision.

Ce qu'il faut vérifier avant de s'y fier

Un modèle peut être fluide et faux en même temps, et il n'en paraîtra pas moins sûr de lui. Vérifiez tout chiffre, toute date et toute affirmation que vous citeriez, et demandez au tuteur de montrer son raisonnement pour avoir quelque chose de concret à vérifier.

Guides liés